Une crise de confiance majeure
L’annulation de l’édition 2026 résulte d’une rupture de confiance profonde entre la direction sortante, les auteurs, les éditeurs et plusieurs financeurs publics. Les griefs portent sur la gestion sociale, la gouvernance, l’opacité commerciale et le traitement réservé aux créateurs dans l’économie du festival.
Les auteurs et le boycott
Plus de 2 200 signataires, parmi lesquels environ 400 auteurs importants comme Riad Sattouf ou Anouk Ricard, soutiennent le boycott. Beaucoup jugent que le festival s’est transformé en foire marchande où les auteurs occupent une place secondaire malgré leur rôle central.
Les éditeurs et la rupture institutionnelle
Les grands éditeurs, dont Dargaud, Dupuis et Glénat, refusent de participer à une édition sans ses auteurs. Du côté du Syndicat national de l’édition, la confiance est décrite comme brisée et l’édition 2026 comme compromise.
Le rôle des enquêtes de presse
Plusieurs médias relaient des accusations de management toxique, de sexisme et d’opacité financière. Les révélations sur le licenciement d’une employée après une plainte pour viol constituent un point de rupture déterminant dans la dégradation de l’image de l’ancienne organisation.
Le Girlcott
Une mobilisation féministe désignée sous le nom de Girlcott dénonce les dérives sexistes et le manque de représentativité dans la gestion passée du festival. Cette mobilisation pèse dans la dynamique qui mène à l’annulation de l’édition 2026.
Le regard de la presse sur 2026
Dans de nombreux médias, l’année 2026 est décrite comme celle du naufrage ou de la déflagration pour l’institution. En parallèle, certains articles saluent l’émergence d’un renouveau porté par le Grand Off et par la désignation d’un nouvel organisateur pour 2027.
Le succès inattendu du Grand Off
Le festival alternatif reçoit un accueil favorable dans une partie de la presse. Son ambiance rappelle pour certains les premières éditions artisanales, et sa fréquentation est présentée comme importante, avec environ 80 000 personnes selon certains retours relayés dans les médias.
Inquiétudes économiques
La crise du festival a également un impact local. Plusieurs reportages évaluent le manque à gagner pour l’économie angoumoisine à près de 2 millions d’euros pour les commerçants et restaurateurs.
La position de 9e Art+
Par la voix de ses avocats, la société 9e Art+ conteste son éviction et dénonce une tentative de spoliation. Elle affirme que le rayonnement culturel d’Angoulême pourrait être durablement affecté.
Une bataille judiciaire en cours
La société sortante engage aussi des poursuites pour parasitisme et concurrence déloyale. Une audience importante est attendue en mai 2026, avec des conséquences possibles sur l’organisation matérielle du futur festival.