Léa Seydoux naît dans une famille très liée au cinéma, à l’industrie et aux grands groupes français. Elle est la petite-fille de Jérôme Seydoux, président de Pathé, et la petite-nièce de Nicolas Seydoux, président de Gaumont.
Son père, Henri Seydoux, est le fondateur de la société technologique Parrot. Sa mère, Valérie Schlumberger, est issue de la dynastie Schlumberger et a travaillé comme styliste avant de s’engager dans l’humanitaire.
Malgré ce cadre privilégié, Léa Seydoux décrit une enfance solitaire. Ses parents divorcent lorsqu’elle a trois ans, et elle confie avoir souvent ressenti une forme de décalage au sein de sa propre famille.
Une scolarité difficile
L’école ne constitue pas un cadre épanouissant pour elle. Elle évoque une grande timidité, une sensation de répression et un rejet du système scolaire classique.
Elle quitte le lycée sans diplôme après avoir échoué au baccalauréat. Sa déclaration passée sur une formation à « l’école de la vie » a suscité de nombreuses réactions, en raison de ses origines sociales très privilégiées. Elle reconnaîtra ensuite une formulation maladroite.
Le déclic artistique
Enfant, Léa Seydoux rêve d’abord de devenir chanteuse d’opéra, mais son trac l’éloigne de cette voie. Le déclic pour la comédie intervient vers l’âge de 18 ans, après la rencontre avec un acteur dont la liberté de vie la fascine.
Elle s’inscrit ensuite aux cours de théâtre Les Enfants Terribles à Paris. Elle complète sa formation par des cours liés à l’Actors Studio, notamment pour travailler son jeu et son anglais.
Les débuts au cinéma
Léa Seydoux commence par de petites apparitions au milieu des années 2000, notamment dans « Mes copines » ou dans un clip de Raphaël.
En 2008, Christophe Honoré lui offre un rôle marquant dans « La Belle Personne ». Sa performance d’héroïne mélancolique lui vaut une nomination aux César et attire l’attention du cinéma international.
La consécration internationale
Elle enchaîne ensuite les productions internationales, dont « Inglourious Basterds », « Mission impossible : Protocole Fantôme » et les films James Bond « Spectre » et « Mourir peut attendre ».
En 2013, elle entre dans l’histoire du Festival de Cannes avec « La Vie d’Adèle », Palme d’or attribuée exceptionnellement au réalisateur Abdellatif Kechiche et aux deux actrices principales, Adèle Exarchopoulos et Léa Seydoux.